Introduction

 

 


 

Journaliste sans frontières, quand il s’immerge dans la Camorra mafieuse à Naples ou révèle le quotidien en Algérie dans le Vol du lion, Pierre De Lattre s’attache à des histoires simples, ces fragments de vie qui, au-delà de l’enquête se veulent des miroirs d’une société qui, immanquablement, nous envoient une réfraction. Ainsi, Pachamama est le récit de la quête de deux jeunes belges qui ont quitté la Bolivie quand ils avaient six mois, adoptés par une famille wallonne. Dix-neuf ans plus tard, leur retour à la terre-mère est le prétexte d’un périple où le choc des cultures se double d’un voyage vers les origines au fil des rencontres symboliques. Film sensible dur l’adoption, Pachamama témoigne de l’intérêt de Pierre De Lattre pour cette distance kilométrique qui met en exergue nos fonctionnements mentaux et sociaux. Dans son film Clandestin Blues, il se livre à la même approche, partant du singulier pour toucher au général, jouant sur les contrastes culturels, sociaux et politiques pour livrer un instantané honteux de la société occidentale. Ici, plus particulièrement, c’est la Belgique et sa politique d’accueil envers les étrangers qu’il dénonce. D’allers-retours entre Ghana et Belgique, Pierre De Lattre pourrait commencer ce film comme ses autres réalisations par «Il était une fois...», tant il pratique un documentaire emblématique. Sa descente aux enfers de la bureaucratie et de la répression aux côtés de Johnny le «clandestin blues» qui voulait réussir son intégration et devenir comme tout le monde, est une endoscopie qui se veut fable dénonciatrice de tout un système généré par une démocratie occidentale.

(extrait du dictionnaire du documentaire belge)

 


 

 

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